ekaterina choukel
nutritionistE | @nutrinama
Certains se battent contre l’alcool. D’autres contre la cigarette. Moi, c’était le sucre. Les substances changent, le mécanisme, lui, est toujours le même. Ce n’est pas un problème de volonté.
J’ai mis des années à le comprendre. Je combattais, je perdais, je recommençais. Et plus je résistais, plus le sucre prenait de la place. Pas parce que j’étais faible, mais parce que je m’attaquais au mauvais problème.
Le sucre ne comble pas une envie de sucre. Il comble ce qui manque ailleurs. Une fois qu’on voit ça, on ne peut plus faire semblant de ne pas l’avoir vu.
En tant que nutritionniste, ce que j’observe est clair : un corps mal nourri cherche. Un système nerveux épuisé compense. La discipline seule ne peut pas résoudre ce qui est ancré dans le corps et dans les émotions.
Ce qui fonctionne vraiment, c’est d’apporter au corps ce dont il a réellement besoin : les bons nutriments ET une sécurité intérieure. Nourrir le corps avec ce que la Nature a prévu pour notre espèce, pour que le cerveau n’ait plus besoin de chercher ailleurs et apprendre à répondre à ses besoins émotionnels autrement que par le sucre.
Ce n’est pas un régime. Ce n’est pas une méthode miracle. C’est une transformation profonde et elle est accessible à tout le monde.
Je travaille avec des personnes qui mangent pour combler quelque chose de plus profond : un manque d’amour, d’appartenance, de sécurité ou de confiance en soi. Des personnes qui ont appris très tôt à utiliser la nourriture pour se sentir réconfortées, apaisées ou sauvées, quand ces besoins n’étaient pas satisfaits ailleurs.
Pour beaucoup, la nourriture et le sucre en particulier, est devenue une source de réconfort fiable. Avec le temps, cela crée à la fois une dépendance chimique et un cycle douloureux d’abandon de soi. Ce n’est pas qu’une question d’envies, c’est utiliser la nourriture pour tenir, se punir, ou simplement survivre.
C’est pourquoi mon approche repose sur deux piliers fondamentaux :
- une alimentation vraiment satisfaisante, une alimentation qui satisfait le corps et stabilise la chimie du cerveau, pour qu’il cesse de chercher ailleurs
- une bienveillance profonde envers soi, pour guérir les racines émotionnelles qui alimentent ce comportement
Quand le corps se sent en sécurité et que la confiance en soi remplace l’autocritique, une relation apaisée avec le sucre devient non seulement possible, mais durable. Vous aussi, vous pouvez avoir la vie que vous voulez.
Je ne recommande pas de suivre les recommandations officielles de la pyramide alimentaire. S’il est vrai que la nourriture doit être une source de plaisir, les aliments ultra-transformés ne sont pas de simples « calories vides », ils nuisent activement à notre organisme, et ce ne sont pas des plaisirs.
De même, je ne conseille pas à mes patients de « manger de tout en petite quantité » parce que, très franchement, beaucoup d’entre eux ne peuvent tout simplement pas le faire.
Mes patients ne manquent pas de volonté, bien au contraire. La plupart sont en état de dépendance aux aliments ultra-transformés, en particulier ceux riches en sucre. La réalité, c’est que nous ne sommes pas tous égaux face à un carré de chocolat. La structure biochimique d’un cerveau dépendant ne réagit pas de la même façon que celle de quelqu’un qui peut naturellement modérer sa consommation. À cela s’ajoute une perturbation du fonctionnement hormonal.
En matière de perte de poids, je ne crois pas non plus à la volonté. Ce qui est nécessaire, c’est un changement de regard fondamental sur ce qui compte vraiment. Dès lors qu’on déplace son attention des règles restrictives vers le fait de nourrir son corps et d’honorer son bien-être, le changement durable suit naturellement.
Un régime ne devrait pas avoir de nom. Je crois que chacun peut trouver son propre équilibre, ancré dans une nutrition au plus près de la nature humaine, là où l’on se sent en paix et en confiance avec sa santé.
Nous sommes en train d’élever une génération conditionnée au sucre. Dès le plus jeune âge, nous avons appris aux enfants à l’associer à la récompense, au réconfort, à la fête, programmant ainsi leurs cerveaux en plein développement à désirer ce qui, à terme, nuira à leur santé. Cette habitude en apparence anodine est en train de provoquer silencieusement une catastrophe de santé publique, qui dépasse largement la question du poids.
Les conséquences sont alarmantes. Nous assistons à une explosion des maladies métaboliques, diabète de type 2 en tête, qui auraient pu, pour beaucoup, être entièrement évitées. Ce qui commence comme une petite douceur d’enfance devient, avec le temps, une emprise tenace à l’âge adulte : elle érode notre vitalité et pèse de plus en plus lourd sur nos systèmes de santé.
Pour avoir moi-même entretenu une relation compulsive au sucre pendant une grande partie de ma vie, je sais de quoi je parle. Ce n’est pas une question de volonté. C’est une dépendance biochimique qui court-circuite nos mécanismes de survie les plus fondamentaux. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas prendre vos responsabilités.
Ma vision est un avenir où le sucre n’est plus érigé en récompense, où les choix sains deviennent naturels, sans combat intérieur, sans vigilance permanente. Un monde où l’on prévient les maladies par des habitudes simples et durables, plutôt que de les gérer à coups de médicaments. Un avenir où l’on a l’énergie et la joie de vivre pleinement avec ses petits-enfants, pas seulement la chance de les voir grandir de loin.
C’est pourquoi agir sur notre rapport au sucre dépasse la santé individuelle. C’est briser un cycle qui se transmet de génération en génération, et retrouver notre bien-être collectif, avant qu’il ne soit trop tard.
Mon approche va au-delà des conseils nutritionnels habituels pour s’attaquer aux mécanismes profonds qui vous maintiennent bloqué(e). À travers mes articles et mes programmes, vous découvrirez les changements de regard et les stratégies concrètes qui créent une transformation durable :
- Transformation identitaire qui fait passer de « je ne peux pas résister » à « je n’en ai tout simplement plus besoin »
- Maîtrise émotionnelle pour se libérer de l’alimentation compulsive liée au stress et de l’auto-sabotage
- Paix avec la nourriture sans restriction, sans culpabilité, sans lutte permanente contre soi-même
Il ne s’agit pas simplement d’arrêter le sucre. Il s’agit de devenir la personne qui n’en a plus besoin et de découvrir tout ce qui devient possible à partir de là.

Les maux du corps sont les mots de l’âme. Ainsi on ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’âme.
Platon
mES FORMATIONS
Addictive eating – Nutrition Network
Nutrition for addictive brain (LCHF/ keto), adaptation of food plans, relapse prevention, de-shaming, solution oriented, Management & Treatment of Processed Food Addiction
Nutritioniste – TCMA, Thérapie Complémentaire et Médecine Alternative, Genève, Suisse

