Skip to main content Scroll Top

ekaterina choukel

nutritionistE | @nutrinama

Le sucre est partout. Dans des aliments qui n’ont même pas un goût sucré, dans des habitudes ancrées bien avant qu’on soit en âge de les remettre en question, dans ce geste automatique vers le placard quand la journée a été trop longue.

Pour certains, il devient un mécanisme de compensation. Pour d’autres, simplement la solution la plus rapide. Dans tous les cas, il finit par devenir la réponse par défaut à des choses qui n’ont parfois rien à voir avec la faim et avec le temps, les conséquences sont bien réelles : inflammation, dérèglement métabolique, prise de poids et une charge émotionnelle qui, elle, continue de grandir en silence.

Le problème est rarement le sucre en lui-même. Car derrière le sucre, il y a toujours quelque chose que le corps ou l’esprit tente de réguler. La faim cellulaire. Le stress accumulé. Les émotions non exprimées.

En tant que nutritionniste, ce que j’observe de façon constante, c’est ceci : ce qui fonctionne vraiment, c’est donner au corps ce dont il a réellement besoin : les bons nutriments et un sentiment de sécurité intérieure retrouvé. Quand le corps reçoit enfin ce qu’il cherchait, il cesse de se tourner vers des substituts. Et quand les besoins émotionnels sont reconnus et satisfaits autrement que par la nourriture, quelque chose se transforme en profondeur.


Pourquoi le sucre est-il au cœur de votre travail ?

Nous assistons aujourd’hui à une progression rapide des maladies métaboliques : diabète de type 2, obésité et autres pathologies évitables liées au mode de vie. Ces maladies sont complexes et multifactorielles, mais la nutrition et les habitudes alimentaires jouent un rôle déterminant. Ce qui s’installe tôt dans la vie tend à persister, influençant l’énergie, la qualité de vie, et pesant de plus en plus lourd sur les systèmes de santé à travers le monde.

Je sais à quel point ces habitudes peuvent être difficiles à changer. Pour beaucoup, il ne s’agit pas d’un manque de volonté ou de discipline. Les aliments ultra-transformés sont conçus pour être irrésistibles, rendant la modération bien plus difficile pour certains que pour d’autres. Reconnaître cette réalité, c’est choisir la bienveillance, l’éducation et la responsabilité personnelle plutôt que la culpabilité ou la honte.

Ma vision est celle d’un monde où les choix sains deviennent plus naturels, plus accessibles et plus durables pour tous, où la prévention, une nutrition équilibrée et de bonnes habitudes quotidiennes sont placées au même niveau que les soins médicaux, et où chacun peut vivre plus longtemps, en meilleure santé, aux côtés de ceux qu’il aime.

Notre rapport au sucre n’est donc pas seulement une question personnelle, c’est un enjeu de société. Une opportunité de repenser la santé publique et de construire des environnements où bien manger devient enfin la norme.


L’urgence mondiale de la nutrition infantile

Pour la première fois dans l’histoire, le nombre d’enfants d’âge scolaire touchés par l’obésité dépasse celui des enfants souffrant de sous-nutrition : 188 millions d’enfants dans le monde, soit près d’un sur dix. Dans le même temps, la malnutrition classique n’a pas disparu. Les écoles se retrouvent aujourd’hui en première ligne de ce que l’Organisation mondiale de la Santé nomme le « double fardeau de la malnutrition ».

En janvier 2026, l’OMS a publié ses premières recommandations mondiales sur l’alimentation en milieu scolaire, avec des orientations claires : garantir à chaque enfant l’accès à une alimentation saine et nourrissante à l’école, et se doter des normes qui le permettent. Car ce que mangent les enfants chaque jour n’est pas un détail. C’est le fondement de tout ce qui suit.

La science est formelle. Quand les enfants ont accès à une alimentation vraie et adaptée à leurs besoins, et qu’on leur apprend tôt à comprendre ce qu’ils mangent et pourquoi cela compte, quelque chose de fondamental se construit. Pas seulement dans leur santé, mais dans leur rapport à la nourriture. Un enfant qui apprend à reconnaître la faim, à apprécier les aliments dans leur état naturel, à comprendre ce dont son corps a besoin, emporte ce savoir pour la vie et le transmet naturellement.

Pourtant, savoir n’est pas encore agir. Environ 466 millions d’enfants reçoivent chaque jour un repas à l’école à travers le monde, sans que la qualité de ce qu’ils mangent soit réellement garantie. Fin 2025, seulement 48 pays sur 104 disposant d’une politique alimentaire scolaire avaient mis en place des restrictions sur la promotion des aliments trop sucrés, trop salés ou trop gras auprès des enfants. Les connaissances sont là. Les preuves existent. Ce qui reste à bâtir, c’est la volonté commune de faire de la bonne alimentation une réalité pour chaque enfant, sans exception.

Tout commence en classe, à la cantine, et autour de la table familiale. Tout commence par apprendre aux enfants ce qu’est vraiment la nourriture : d’où elle vient, ce qu’elle fait au corps, et ce que l’on ressent quand on est nourri comme il se doit. Cette éducation, transmise tôt et durablement, est l’un des actes les plus porteurs qu’une société puisse poser pour son avenir.

C’est la conviction qui guide mon travail. Les adultes que j’accompagne aujourd’hui étaient autrefois des enfants dont le rapport à la nourriture se forgeait en silence, selon ce qui était disponible, ce qui semblait normal, ce que personne n’avait pensé à leur expliquer. Changer ce récit, une génération après l’autre, relève à la fois de la responsabilité personnelle et de l’engagement collectif.

Ma philosophie

Mon approche va au-delà des conseils nutritionnels habituels pour s’attaquer aux mécanismes profonds qui vous maintiennent bloqué(e). À travers mes articles et mes programmes, vous découvrirez les changements de regard et les stratégies concrètes qui créent une transformation durable :

  • Transformation identitaire qui fait passer de « je ne peux pas résister » à « je n’en ai tout simplement plus besoin »
  • Maîtrise émotionnelle pour se libérer de l’alimentation compulsive liée au stress et de l’auto-sabotage
  • Paix avec la nourriture sans restriction, sans culpabilité, sans lutte permanente contre soi-même

Il ne s’agit pas simplement d’arrêter le sucre. Il s’agit de devenir la personne qui n’en a plus besoin et de découvrir tout ce qui devient possible à partir de là.

 Les maux du corps sont les mots de l’âme. Ainsi on ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’âme.

Platon

 mES FORMATIONS

Addictive eating – Nutrition Network
Nutrition for addictive brain, adaptation of food plans, relapse prevention, de-shaming, solution oriented, Management & Treatment of Processed Food Addiction

Nutritioniste – TCMA, Thérapie Complémentaire et Médecine Alternative, Genève, Suisse